Présentation

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Avec son bourg à 850 m d’altitude et son point culminant à 900 m, la commune de Fontanès, d’une superficie de 650 hectares, est située à l'extrémité sud du massif des Monts du Lyonnais, à 20 Kms de Saint Etienne.
Elle appartient au département de la Loire (canton de Sorbiers), et fait partie de Saint-Etienne Métropole depuis 1997. Sa population est en augmentation constante, ses 685 habitants s’appellent les Fontaniods.
La vie associative y est active avec plusieurs associations culturelles, sportives ou sociales.
Fontanès bénéficie d'un panorama exceptionnel. Les nombreux promeneurs qui parcourent ses sentiers balisés (marche et VTT) découvrent une vue superbe sur les Monts du Forez et du Velay, le Massif du Pilat, les Monts du Lyonnais, la chaîne des Alpes ...
Son église et son château (entouré d’un parc remarquable, ouvert au public en permanence, avec un imposant pigeonnier seigneurial et un sentier botanique) animent le vieux bourg.
A voir aussi, au détour des chemins, le patrimoine préservé : fontaines, lavoirs, croix ...
A noter également:
Une table de lecture de paysage sur le sentier près du château d’eau, au lieu-dit :”Les Sept Pins”, point culminant.
Une aire de service de camping-car et un espace de jeux (parcours de santé, terrain de tennis, basket, foot) au lieu-dit “Le Rio”.
Des sentiers de découverte de la forêt dans le Grand Bois
Un terrain de pétanque et plusieurs aires de pique-nique.
Principaux hameaux : Laurisse - Roassieux - Le Pilon - La Guichardière - Les Imberts - Le Fulchiron....tous chargés d’histoire !

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Fontanès en 1450

Fontanès en 1450, d'après l'armorial de Guillaume Revel

Au milieu du XVième siècle, Charles Ier, duc de Bourbon, tient les rênes du Forez et souhaite faire à ses amis, et surtout à ses ennemis, la démonstration de sa toute puissance. Et pour cela, rien de mieux que d’établir un armorial. Mais pour Charles Ier, il ne s’agit pas seulement de faire un armorial classique, c’est à dire d’illustrer une liste de ses sujets avec leurs blasons ; il demande à Guillaume Revel de dessiner toutes les villes et places fortes sous sa juridiction en les plaçant dans leur espace ! Autrement dit de rendre compte pour chacune de leur taille respective, de leurs fortifications, des ponts, du nombre d’églises ... !
 
Donc, vers1450, Guillaume Revel, héraut d’armes (un  héraut d'armes est un officier de l'office d'armes, chargé de faire certaines publications solennelles ou de porter des messages importants) du duc Charles 1er de Bourbon, réalisa “l’Armorial d’Auvergne, Bourbonnais er Foreszt”  recueil d’armoiries, mais aussi de vues de villes, bourgs et châteaux. Il semble qu’il ait suivi un itinéraire régulier pour visiter les lieux qu’il voulait dessiner puisqu’à la page 457 figure le “CHATIAU de FONTENEES”, juste après celui de “SAINT TEON” (Saint-Héand).

L’implantation du site dans un relief accidenté apparaît nettement sur le dessin. Le château se situe immédiatement au-delà de l'église. L’ensemble permet de développer les différents éléments du castrum de Fontanès.
Celui-ci se compose d’une haute enceinte quadrangulaire aux courtines crénelées. Les angles sont pourvus de 4 tours carrées surmontées de hourds et d’une toiture à 4 pentes.
Comme l’explique  Viollet le Duc, le hourd  est un ouvrage en bois, dressé au sommet des courtines ou des tours, destiné à recevoir des défenseurs, surplombant le pied de la maçonnerie et donnant  une saillie très favorable à la défense.  Les hourds étaient faciles à mettre en place en quelques heures en cas de troubles, et démontables tout aussi rapidement une fois le calme revenu.                                                              
Les tours portent des bannières aux armes des ducs de Bourbon et comtes de Forez. Quelques rares ouvertures de tirs percent la base de ces tours et défendent l’accès de la contrescarpe (pente extérieure du fossé).Cette enceinte est doublée d’un profond fossé. Une seule porte permet d’accéder à l’intérieur de la fortification. Elle est surmontée d’une tour carrée semblable aux tours d’angles et couronnée de hourds de bois. Une bretèche (pièce de fortification avancée et crénelée) percée d’une ouverture de tir et une barbacane renforcent la défense de la porte. Cette dernière est accessible grâce à un pont-levis franchissant le fossé au tablier partiellement mobile. L’intérieur de l’enceinte est occupé par un haut donjon quadrangulaire dans l’axe de la porte. Deux étages sont marqués par la présence de larges fenêtres à croisées alors qu’un étage défensif muni de hourds couronne le sommet de l’édifice. De chaque côté du donjon se trouvaient deux corps de logis formant avec lui l'une des habitations seigneuriales du château. Sur la partie droite du dessin figure un très long bâtiment doté de 2 fenêtres à meneau et de cheminées. Il est permis de penser que le premier logis englobant le donjon était réservé au Comte et que le second bâtiment revenait aux Saint-Priest. Ce fut d’ailleurs ce seul logis, presque en ruines que cette famille vendit aux Liotaud vers 1685. Enfin, les toitures d’une demi-douzaine de maisonnettes apparaissent serrées entre le rempart, le donjon et le grand bâtiment.
Au début du XVIème siècle fut construite l'église de Fontanès, dans l'angle oriental du château, entre la   porte et la tour est. Le château n'avait pas d'église et dépendait de la paroisse de Grammond, mais on peut penser qu'il existait une chapelle dont l'emplacement n'est pas précisément connu.
Quelques maisons sont implantées le long du chemin d’accès qui aboutit à la porte et constituent un embryon de faubourg. Elles présentent le stéréotype habituel des pages foréziennes de l’Armorial : construction à un étage couverte d’un toit de tuiles à 2 pentes, avec une fenêtre à meneau sur chaque pignon, 2 ouvertures carrées sur les goutteraux  (le mur gouttereau est le mur portant une gouttière ou un chéneau terminant le versant de toiture et recevant les eaux par opposition au mur pignon) et une cheminée à mitre*.
 
Que reste-t-il de cette forteresse ?
Rien … ou presque ! Le village de Fontanès se développe en terrasse sur le versant est de la colline supportant le château, en contrebas de l'église. On peut penser que l'organisation du parcellaire conserve encore largement les formes médiévales. La vue de l'armorial est assez difficile à orienter car les constructions médiévales n'ont laissé que des traces ténues et les principaux points de repères ont été remplacés sur le site même par des constructions plus récentes (XVIIème et XVIIIème siècle).
Seul le chemin dans l'axe du donjon semble encore exister à sa place ; ainsi le dessinateur placé à droite de ce chemin dirigé du nord-est au sud-ouest regardait-il en direction du sud le quadrilatère orienté selon les angles de la forteresse. Les seules traces de l'ancien château semblent se situer derrière le chevet de l'église où les substructures du rempart à gauche de l'ancienne porte servent encore de mur de soutènement à l'ancienne terrasse.

Fontanès en 1450, d_après l_armorial de Guillaume Revel.jpg

Le château de Fontanès

Le chateau actuel.jpg

Les occupants du château

On sait que depuis 1173 Fontanès est sous la suzeraineté du Comte de Forez qui l'inféode à divers lignages. Plusieurs familles, entre autres les Payan d'Argental, les Montagny, les Saint-Priest et les Crussol, s'implantent successivement et parfois simultanément, comme co-seigneurs, sur tout ou partie des terres de Fontanès. Cette possession multiple ne s'explique que par des alliances, héritages et ventes successives, dont on retrouve certes de nombreuses traces dans les archives, mais qui sont cependant insuffisantes pour en reconstituer, de manière certaine, la chronologie exacte (voir ci-dessous l'extrait du testament d'Etienne de Saint Priest, mort en 1321).
A la fin du XVIème siècle, une seule famille demeure possesseur du château : les Saint-Priest. Leurs armes sont d'ailleurs encore visibles à plusieurs endroits dans le château (voir ci-dessous photo du blason des Saint Priest sur une ancienne porte du château).
 
De 1697 à 1736,  la seigneurie appartient aux LIOTAUD puis aux CAMUS.
Le 14 septembre 1736, Jean-François PHILIBERT devient seigneur de Fontanès, Grandmont et Trocézar.
Cette famille conserve le château jusqu'à la fin du XIXième siècle, puis il est vendu à Eloi CHOREL  soyeux à Saint-Etienne, maire de notre commune de 1896 à 1908 (voir photo ci-dessous).
De 1910 à 1919, Jean Louis CHOUVET est propriétaire, puis la famille TARDY s'y installe jusqu'en 1959.
Ensuite, pendant 35 ans, le château est un lieu de vacances pour les enfants des employés d'une banque parisienne, avant que Saint-Etienne Métropole n'en fasse l'acquisition en 1999.

Extrait du testament de Etienne de Saint Priest mort en 1321-nano-BorderMaker.jpg
Blason des Saint Priest sur une ancienne porte du château-nano-BorderMaker.jpg
Eloi Chorel-BorderMaker.jpg
Carte postal du château façade Est en 1900-nano-BorderMaker.jpg

Le parc du château et ses curiosités

Le pigeonnier
 

Ce pigeonnier dit «pigeonnier de château» est remarquable. Il  était un symbole de fierté, car sa taille allait de pair avec l’importance du domaine. Il fallait compter 2200 mètres carrés d’espace nécessaire pour un couple de pigeons afin d’en assurer sa survivance et il compte environ 500 nids. Isolé dans le  parc, à mi-pente, il se dresse majestueusement, côté sud, loin des bâtiments pour éviter les dégradations sur les toitures par les fientes des pigeons.  
 
Bien que la date de  construction des pigeonniers soit rarement mentionnée, on peut situer celui de Fontanès fin XVIIIème  ou début  XIXème siècle, période où les pigeonniers sont bâtis, pour la plupart, en forme de tour cylindrique, de taille imposante pour être vue de loin.
 Un grand soin est apporté à leur édification. Construit en pierre en forme de tour ronde, c’est un ouvrage de maçonnerie conséquent d’une hauteur d’environ 6,30  mètre sous toiture, réalisé d’un mur épais (diamètre extérieur 8,30 mètres et intérieur de 7,12 mètres).
On accède de plain pied à l’intérieur par une petite porte basse. Au-dessus se trouve la fenêtre d’envol, orientée à l’est pour permettre aux pigeons de profiter des premiers rayons du soleil et être à l’abri des vents dominants. Il n’a pas d’étage, un seul volume de haut en bas, bien clos afin d’éviter l’intrusion des prédateurs.
Si dans certains colombiers on trouve des nids disposés en quinconce, ici ils sont répartis les uns au-dessus des autres, sur dix lignes, à raison de 45 à 50 nids par lignes. Ce pigeonnier  a conservé ses 500 boulins ou nids qui occupent les parois intérieures jusqu’à environ 1,50 mètre du sol. La hauteur du mur entre le sol et la 1ère rangée de nids est lisse sans aucune saillie pour que les chats ou les bêtes nuisibles ne puissent y grimper et, en particulier, des rats ennemis jurés des pigeons.
Les constructeurs se sont ingéniés à fournir aux pigeons des nids confortables. Ici les boulins  sont en pots de terre cuite au col vernissé  (après analyse des  bouts cassés, ces pots pourraient provenir des poteries de St Bonnet les Oules), matériau qui a pour avantage d’être frais l’été et chaud l’hiver, maçonnés dans la pierre au fur et à mesure du montage. Chaque boulin est le logement d'un couple de pigeons. 
 
Le système de ramassage à échelle tournante, appelé aussi potence,  a été reconstruit à l’identique grâce à la dalle centrale découverte sur le sol après décaissement. Le  système employé est celui qui consiste à dresser un arbre central, dont le gond inférieur est scellé dans une dalle de pierre dans le sol et le gond supérieur vient s’encastrer au croisement de deux poutres maîtresses de la charpente. Cet arbre pivote, en entraînant un bras horizontal,  sur l’extrémité duquel on fixe une échelle. Les nids peuvent ainsi être visités de manière régulière soit pour le nettoyage soit pour prélever des pigeonneaux ou des œufs. 
Ce pigeonnier avait un rôle économique important : d’une part l'élevage des pigeonneaux,  chair très fine et appréciée pour nourrir d'abord la famille des châtelains, d’autre part pour la fiente ou colombine, engrais naturel très apprécié, riche en azote, vendue comme engrais pour les jardins potagers ou les champs (un pigeon en produit 2 à 3 kg par an).
 
En 2010, le pigeonnier a fait  l’objet d’une importante rénovation  afin de lui rendre  son état initial. Il avait perdu sa toiture et à l’intérieur les pierres et les nids  offerts aux intempéries  se dégradaient. 
La toiture se termine avec un tambour aménagé de petites ouvertures rondes et d’un panneau photovoltaïque pour l’éclairage intérieur, il soutien un lanternon en zinc.
Réhabilité, sa silhouette a retrouvé de sa superbe et il reste  ainsi  un des témoins de l’histoire économique et sociale de la vie rurale. Il est un atout incontesté du parc. Il étonne le visiteur qui se laisse surprendre par la tranquillité qui règne à l’intérieur que seul trouble  le roucoulement d’un couple de pigeon amoureux pour la vie !
 
 
Le poulailler
 
Petit édifice, plein de charme, il est situé dans le parc du château en dessous du presbytère.
On peut penser que ce bâti date de fin XIXème ou  début XXéme siècle.
Les deux fenêtres en demi-lune sont entourées de voussures en briques rouge, la porte d’entrée et les angles, côté façade, sont eux-aussi bordés de briques rouges.
La remise en état a permis de remplacer les briques détériorées et de découvrir  leur origine : elles ont été fabriquées à St Médard (Loire) par l’entreprise Pradelles et Balley fermée en 1936.
Il était entouré d’un grillage métallique extérieur constituant la volière d’une surface assez conséquente pour offrir un bel espace de vie à la  basse-cour  et autres volatiles, celui-ci n’a  pas été conservé.
 
A partir de 1919 et jusqu’à 1959, le poulailler était utilisé par la famille Tardy. La volaille était élevée  pour  nourrir toute la famille séjournant pendant la saison estivale au le château. Dès l’automne, après le départ des habitants, le gardien préparait des paniers bien garnis  de légumes et  volailles, ainsi le poulailler se vidait et,  dès le printemps, de nouvelles volailles reprenaient possession des lieux pour une autre saison.
Après des années d’abandon, sa toiture était très endommagée.
En 2010, cet édifice a fait l’objet, d’une réhabilitation dans la tradition des matériaux et le savoir faire des entreprises.
A l’intérieur se trouve une petite exposition de fleurs vernales (fleurs de printemps) à découvrir

La rotonde
 
Elle marque l’extrémité du potager. Elle domine la partie sauvage du parc et permet d’entrevoir un très beau panorama. Elle était encadrée de 7 tilleuls abattus récemment à cause de leur mauvais état sanitaire.
 
Les charmilles
 
Elles auraient plus de 400 ans ! Taillées au printemps 2001, elles sont magnifiques. “Il y règne une ambiance particulière, propice à la contemplation, avec ces bois tortueux baignant dans un clair-obscur de lumière tamisée” (Gérald FRERY). C’est un endroit très caractéristique du parc qui invite à la discrétion. 
 
Le jardin à la française 
 
Gommé par des années d’abandon, on ne devine presque plus les niveaux de taille des ifs, aux angles, et le tracé des bordures de buis. 4 tilleuls marquent la croisée des axes ; leur taille ayant été abandonnée depuis une dizaine d’années, ils sont en forme libre et obstruent totalement la vue de la terrasse, masquant en particulier le merveilleux spectacle du soleil couchant sur le Forez. 

Pic épeiche et écureuil-nano_2-BorderMaker.jpg

L'église

Eglise de nuit et la lune-nano-BorderMaker.jpg

Située au  sommet du village, elle est séparée du château par un mur et se distingue par sa silhouette massive et trapue, son orientation et l’évolution qu’elle a subie au cours des âges.
Il est difficile de se prononcer quant à l’origine et au style de cet édifice ; toutefois, on peut supposer qu’elle existait dès le XIIIème siècle puisqu’on sait qu’en 1225, l’archevêque de Lyon nommait à la cure de Fontanès.
Les mentions de l’Eglise de Fontanès sont plus rares que celles du château. Le pouillé (registre des bénéfices d’une circonscription ecclésiastique) lyonnais de 1225 nous apprend que « l’ecclesia de Fontaneto » est placée sous le patronage de l’Eglise de Lyon. Bien que qualifiée d’ecclesia (église) et non de cappela (chapelle), l’église de Fontanès est une dépendance de celle de Grammond et ce jusqu’au début du XIXème siècle, comme en témoigne l’intitulé du Cahier de Doléances (1789) : «Paroisse de Fontanès, annexe de celle de Grammond ». Ce lien de sujétion laisse donc penser que l’église de Fontanès était d’origine castrale,  c'est-à-dire appartenant à un château.
Fontanès est devenu une paroisse autonome le 28 août 1808. Les premiers prêtres sont : Jean-Marie BOUCHANT (dont on retrouve le nom sur les cloches), Jean-Pierre BRUYERE, et Laurent FRAPPA (qui fit édifier la croix de Mission en 1850).
 
L’église est construite en pierre locale, qui assure solidité et longévité. A l’extérieur, sur la façade d’entrée et le flanc droit, on note la présence de contreforts qui relèvent de l’architecture religieuse romane. Leur rôle est d’assurer le raidissement des murs et la stabilité. Ces piliers massifs en pierre sont couverts d’un glacis en pente douce pour permettre l’écoulement des eaux de pluie. 
 
On accède à l’édifice par une volée de 7 marches faites de dalles en grès houiller sur les parements desquels on peut distinguer des gravures lapidaires, correspondant à des signatures de tâcherons.
Il s’agit de signes distinctifs (lettre, objet, figure géométrique)  que chaque tailleur devait graver sur une des faces de la pierre afin que le chef de chantier puisse vérifier la qualité de son travail et dénombrer la quantité de pièces équarries pour le payer en conséquence. On peut aussi penser que ces marques permettent le placement des pierres qui doivent se juxtaposer. 
Cette montée d’escaliers permet aux fidèles de se préparer à passer  du monde profane  au monde sacré.
Le portail en arc brisé est du XVè siècle, en grès houiller de Saint-Etienne. Il se présente sur une façade à pignon unique et supporte un tympan orné d’une sculpture en fort relief : croix et feuillage.  Il est  surmonté d’un oculus (fenêtre ronde). Les portes  sont en chêne. Au-dessus, en bordure de toit, se dresse  une croix qui semble veiller sur l’entrée des fidèles.
A l’intérieur, on découvre une église à trois nefs. La première travée de gauche est la plus décorée, on peut admirer  deux petits sujets, porteurs d’un écusson, sculptés dans les pierres de voûte. 
 
A droite en entrant, un remarquable bénitier en pierre, de forme elliptique, est supporté par un lion, ou tout autre animal apocalyptique, tenant entre ses pattes un écu dont le champ porte quelques lettres : LVNIER et une date difficile à déchiffrer 15( ?)36.
Dans le pavé, sont encastrées trois pierres tombales du XVIIème siècle.
L’abside est formée d’une voûte semi circulaire dite en  cul-de-four. La niche qui sert de tabernacle est de pur style gothique ; elle représente l’écusson de la famille Maugiron d’Ampuis, dont un fils épousa Catherine de Saint-Priest Chalus en 1670. 

En 1957, des travaux importants menés par le Père Besson, curé de la paroisse,  ont donné le visage actuel de l’église. Le 8 décembre de la même année fut installée une statue de la vierge en bois doré du XVIè siècle, originaire du Forez. Le socle sur lequel elle repose est une vis de moulin, probablement celui des Sallons.
 
En septembre 1997, on procède à la réfection de la toiture. Une étude réalisée par Christian LE BARRIER,  archéologue, a permis la datation précise des bois qui la composent. La plupart des pièces proviennent d’arbres abattus au cours de l’hiver 1489-90. Ces bois sont façonnés et de ce fait destinés à être vus. Cela, ajouté au fait que l’écusson de la famille Saint-Priest est gravé sur un arc situé au-dessus de la voûte actuelle du chœur, permet d’affirmer qu’à l’origine cette charpente était apparente à l’intérieur de  cet édifice qui constituait très probablement une partie de l’ancien château. 
Les voûtes actuelles ont donc été construites ultérieurement. Les arcs et les piliers sont irréguliers, comme si l’on avait procédé à des agrandissements et modifications successifs. Les mêmes doutes s’appliquent au clocher qui, contrairement à la tradition, est situé au-dessus du chœur  et qui forme un avant-corps auquel on a par la suite accolé la sacristie. Il est bas à section carrée sur toute sa hauteur, percé de baies irrégulières en cintres supportant les abat-son (auvents posés en biais pour renvoyer le son des cloches vers le sol), il est recouvert d’un toit plat en tuiles rouges et surmonté d’une croix.
« La décision finale de conserver au maximum les bois anciens est à l’évidence la meilleure solution qui  puisse avoir été adoptée. L’église conserve ainsi des bois qui continueront à faire long usage et pourront de nouveau, si la nécessité s’en faisait sentir, être étudiés à partir d’interrogations en provenance de l’édifice lui-même ».
Christian LE BARRIER – Archéologue – Octobre 1997
 
Pour que la lumière puisse pénétrer à l’intérieur de l’église,  malgré l’épaisseur des murs, huit vitraux éclairent l’église.
A droite en rentrant,  Saint-François d’Assise, puis Saint-Pierre, 1er  Pape et  Saint-Jean évangéliste.
Dans le chœur, Saints Jean et Paul, deux frères soldats mis à mort à Rome dans leur propre maison, sont les patrons de la paroisse de Fontanès depuis 1348, ainsi que l’atteste une lettre de 1750, signée du patriarche de Constantinople qui authentifie leurs reliques. Ils tiennent dans leurs mains le village de Fontanès. Rome, est représentée sur le haut du vitrail. Le glaive est le symbole de leur supplice.

 A gauche, en entrant, Saint Dominique, puis Saint Roch et  Saint Paul.
 
Au-dessus de la porte d’entrée : la Cène représentant le dernier repas pris avec Jésus et ses Apôtres au soir du Jeudi-Saint. On peut remarquer sa transparence qui laisse pénétrer une lumière douce illuminant ainsi les personnages. Cette luminosité nous offre l’émotion de l’ouvrage. 

Le clocher
Les cloches de l’église rythment la vie journalière de la communauté, marquant les heures, l’appel des fidèles pour les cérémonies religieuses, les grands évènements de la vie de chacun : carillon pour les baptêmes et mariages, glas pour les décès. L’Angélus continue de sonner trois fois par jour ; autrefois, c’était le signal du départ ou du retour des champs. Les événements  collectifs tels qu’une déclaration de guerre ou sa fin étaient marqués par le tocsin, de même que la coutume voulait que l’on sonne les cloches pour éloigner les orages.
 
Les 3 cloches de Fontanès ont été fondues à Lyon par BURDIN, fondeur. En bronze, elles pèsent environ 700 kg chacune.
Elles ont été électrifiées en 1997.

1ère cloche :
Datée de 1816, diamètre 83 cm, hauteur 75 cm.
Elle porte les inscriptions suivantes :
STE MARIE PRIE POUR NOUS
MUR BOUCHANT CURE
PARRAIN MUR ETIENNE POINT – MARRAINE MME CATHERINE BLANCHARD FEMME POINT
MUR FNOTANES MAIRE

2ème cloche :
Datée de 1815, diamètre 68 cm, hauteur 64 cm
Elle porte l’inscription suivante :
CONGREGAMINI ET VENITE ce qui signifie RASSEMBLEZ-VOUS ET VENEZ

3ème cloche :
Datée de 1816, diamètre de 96 cm, hauteur 92 cm. Elle porte les inscriptions suivantes :
ST JEAN ET ST PAUL PATRONS DE CETTE PAROISSE
MUR BOUCHANT CURE
MUR ET MME DE FONTANES PARRAIN ET MARRAINE
Sur le battant :
ST JEAN ET ST PAUL PRIEZ NOUS
1331 LIVRE
 
Au diapason 440,  elles donnent le son SOL, le son LA et le son DO#
 
L’horloge du clocher  a été installée au début du XXème siècle.
Après des années de service et abimée par les intempéries, elle a été remplacée par une horloge neuve en 1997. Depuis, les heures ne sonnent plus la nuit afin de préserver le silence nocturne. 
 

Eglise 1900-nano-BorderMaker.jpg
Eglise - Après 1958.jpg

Quelques croix de nos campagnes

Quelques croix ...

Dans nos campagnes se dressent de nombreuses croix qui témoignent de la foi de nos ancêtres.
Elles jalonnent le territoire et se trouvent généralement près d’une source, d’un hameau, à la croisée des chemins ou pour rappeler un évènement historique. On les aperçoit très souvent, sans toutefois porter un regard à ces éléments du petit patrimoine qui occupaient une place importante dans la vie rurale, à l’occasion de cérémonies, processions ou autres cultes religieux. 

Fontanès en compte 15. Elles portent souvent le nom du hameau ou du lieu où elles se trouvent, quelques unes gardent le souvenir de leur commanditaire.

Voici les croix les plus significatives, que l’on peut découvrir au gré des chemins :

Croix des Hommes Morts-nano-BorderMaker.jpg

Croix des Hommes Morts

Située en bordure de RD6, au-dessus du hameau de Laurisse, c'est une croix du souvenir en grès, datée de 1538, qui rappelle une rencontre sanglante qui aurait eu lieu en 1362. Dès le XIVème siècle, le lieu ‘Hominum Mortuorum’ est signalé dans un terrier (registre seigneurial donnant des précisions sur les propriétés). La légende rapporte qu’un fleuve de sang aurait fait faire trois tours à la  roue du moulin des Gouttes situé plus bas.


Croix des Hommes Morts - Le Dé
Croix des Pères 2

Croix des Pères

Sur la table de cette croix est sculpté un cadran solaire  avec les heures indiquées en relief. 
Le fût en grès, seconde moitié du XVIè siècle, est entièrement écoté. Les écots ne sont pas une simple décoration, ils ont pour but de rappeler aux fidèles que la croix est l’arbre de salut, l’arbre de vie de la liturgie. 
Le croisillion d'origine, décapité à la Révolution, a été remplacé par un croisillion en métal.


Croix des Pères - Cadran solaire-nano-BorderMaker.jpg
Croix des père  - Fût entièrement écoté-nano-BorderMaker.jpg
Croix du Rio 2-nano-BorderMaker.jpg

Croix du Rio

Construite sur une fontaine au XVIIème siècle, sans doute pour purifier la source, son fût et son croisillon n’ont pas résisté aux  caprices du temps. Vers 1950, elle a été remplacée par une croix moderne.
Sur le côté du soubassement on peut lire : 

« Vous qui passez,
Cinq Pater Noster (PN) et Ave Maria (AVE MA)
vous dites et quarante (XL)
jours de purgatoire vous gagnez »

Traduction de Marguerite GONON, historienne


Croix du Rio - Inscription
Croix du Rio
Croix de l'église

Croix de l'église

Cette grande croix laisse apparaître toutes les couleurs du grès houiller qui compose les croix du Forez. C’était la croix de l'ancien cimetière, autrefois situé face à l’entrée de l’église.
Le croisillon de section ronde, porte le Christ sculpté en relief et au dos se trouve la Vierge.
Cette croix à été restaurée en 2008.

Croix de l'église - Détail
Croix des Alizés-nano-BorderMaker.jpg

Croix des Aliziers

C’est une très belle croix du XVIème siècle, située à la croisée des chemins, aujourd'hui dans une propriété privée. Seul le croisillon est écoté. Sur le revers, une Vierge est sculptée dans la masse. 

Croix des Alizés
Croix de Mission

Croix de mission

Cette croix a été érigée à la suite de la mission de 1850. Les missions, qui voient pendant plusieurs jours l’intervention d’ecclésiastiques rompus à l’art de mobiliser les foules et redynamiser la ferveur religieuse, ont été des  moments forts dans la vie de la paroisse.
Sur une base constituée d’un large emmarchement  est posé un soubassement  de taille importante sur lequel s’élève une grande croix en fer profilé, renforcée à sa base par quatre consoles.

Croix de Mission - Détails
Croix des Hommes Morts

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